Jeudi 20 septembre 2007
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Récemment, j'ai répondu à un appel d'offres des Postes Belges, qui recherchaient un appui graphique pour une argumentation auprès de l'Union Européenne. Il s'agissait de décortiquer dix pages d'un
Anglais logistique très technique, visant à expliquer que l'approche de la NRA, l'agence européenne qui règlemente l'ouverture des marchés à la concurrence, est erronée.
En effet, le postulat de départ de l'agence en question -qui au passage n'a rien à voir avec la sinistre National Rifle Association américaine- est que le marché des postes doit être traité comme
celui de la téléphonie et de l'électricité. Ces derniers constituaient chacun un monopole national, et ont dû libérer leur chasse gardée: gestion du réseau externalisée par-ci, mise à disposition
des fichiers clients et de services techniques par là...
Tout le point du document était donc de prouver que les Postes sont déjà un secteur concurrentiel, dans lequel chaque entreprise peut avoir son propre réseau de distribution ; contrairement à
la téléphonie et l'électricité, dans lesquelles toutes les entreprises travaillent sur le même réseau historique.
Ainsi, leur conclusion est que diviser le marché actuel des Postes en l'ouvrant à tous les vents, plutôt qu'en se préoccupant de ce qui lui permettrait réellement de continuer à croître,
reviendrait à peu près à ceci:
La seule perspective d'avenir pour le pauvre marché postal est d'être dépecé avec un appétit féroce par les crocs des prétendants.
Les entreprises devraient plus souvent recourir à un secours extérieur pour renforcer leurs arguments, vous ne pensez pas? Comme on dit: un bon dessin vaut mieux qu'un long discours.
Par Gib.
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Publié dans : Communication d'entreprise
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