Jeudi 14 février 2008
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Hier, j'ai visionné de nouveau "Le Bon, la Brute et le Truand" ; excellent film, sommet du western Spaghetti. Que dis-je: monument du film tout court.
Les personnages y sont merveilleusement campés. On suit avec le sourire la litanie des méfaits de Tuco précédant ses pendaisons successives, on se vautre avec Blondin et Sentenza dans une cupidité
teinte d'humour pour l'un, de froideur glacée pour l'autre.
Ce film de Sergio Leone est un témoignage formidable sur la cupidité, sur la maxime "la fin justifie les moyens". Les passages humains, comme l'explosion du pont pour satisfaire les dernières
volontés d'un officier mourant, nous feraient presque oublier que nos personnages suivent un but précis, un but doré. "Le but en or", diraient les fans de foot.
L'amitié, la camaraderie, l'engagement dans une armée ou l'autre n'y sont que des moyens. Ils poursuivent un trésor enfoui dans une tombe sans nom. Chanceux, ils le trouveront, avec au passage des
variations dans la fin de leurs tourments respectifs.
Notre quête de sens peut-elle finir aussi simplement, nous qui ne pouvons nous résoudre à un tel détachement vis-à-vis des valeurs communément admises? Nous cherchons tous quelque chose dans une
tombe sans nom, mais ne connaissons pas le nom du cimetierre pour cibler notre recherche.
Heureusement, il n'en va pas de même pour l'Amour, les moyens ne sont pas justifiés par une seule fin. Il va de soi qu'aucun -ou aucune- d'entre vous ne se plie aux exigences de la Saint-Valentin
dans le seul but de faire des galipettes en fin de soirée! Non, c'est délicieusement désintéressé... :-)
Bande de petits fripons!
Gib.
PS: amis célibataires, résistez à la pression de votre entourage! La Saint-Valentin est un jour comme les autres, on s'en fout.